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QUAND LE CONFINEMENT ALLUME LA FIBRE ENTREPRENEURIALE...

Se garder active pendant la fermeture des écoles en démarrant une petite entreprise de confection de sacs à collation réutilisables, ce fut le plan de Sandrine Hallée, 11 ans, pour mettre à profit cette période particulière de sa vie. Cette jeune fille de 5e année de Lac-Mégantic nous parle de sa fibre entrepreneuriale qui a pris son envol au cours des derniers mois.


Crédit photo : Claude Grenier NUMÉRA

Depuis qu’elle est toute petite, Sandrine Hallée a une passion pour le tricot et les tissus. Lorsque les écoles ont fermé en mars dernier en raison de la COVID-19, la frénésie du début du congé a rapidement fait place à un certain ennui. La jeune fille s’est donc mise en action : ayant reçu une machine à coudre pour son anniversaire, elle s’est lancée dans la production de sacs à collation réutilisables. Récit d’un confinement sous le signe de l’entrepreneuriat pour cette élève de 5e année de l’école Sacré-Cœur.


« Je ne suis évidemment pas contente que le virus soit là, mais pour moi, le confinement, ça a été l’expérience d’une vie, j’ai réalisé mon rêve : lancer ma petite entreprise! », nous dit-elle fièrement.

Inspirée par les nouvelles mesures sanitaires en temps de pandémie, Sandrine a d’abord essayé de confectionner des masques. Devant des résultats qu’elle jugeait peu concluants, elle n’a pas baissé les bras et s’est finalement tournée vers la production de sacs à collation avec l’aide d’une tante qui lui a fourni matériaux de base et précieux conseils.


« J’ai créé ma page Facebook pour vendre mes sacs et mes parents m’ont aidée à la diffuser. Au début, j’achetais du tissu et des fermetures éclair avec mes économies, c’était cher et je ne savais même pas si ça marcherait… finalement, j’ai eu une grosse commande et ça m’a encouragée à continuer d’avancer dans mon projet! »

Crédit photo : Claude Grenier NUMÉRA

Sandrine a confectionné elle-même une cinquantaine de sacs à collation réutilisables aux motifs attrayants qu’elle a ensuite vendus par l’intermédiaire de sa page Facebook. Elle a même pris soin de coudre sur chacun d’eux des petites étiquettes au nom de son entreprise, « La tricoteuse ». Selon elle, se garder active, comme elle l’a fait avec son projet, aide beaucoup à demeurer positif et à bien vivre les périodes plus difficiles comme le confinement. Elle ajoute que le fait d’écrire régulièrement à propos de ce qu’elle vivait dans son journal personnel a également été très bénéfique pour son moral.


Malgré toute la passion qu’elle voue à sa petite entreprise, Sandrine était tout de même très heureuse de reprendre le chemin de l’école en mai dernier.


« L’école a changé, c’est sûr. Ce n’est pas toujours facile de respecter les nouvelles règles, mais ça va. Au début, je n’allais pas à la même récréation que mes amies, c’était vraiment difficile, mais maintenant on est ensemble. Je dirais que tout se passe très bien à l’école! »

Crédit photo : Claude Grenier NUMÉRA

Philosophe, Sandrine a le sentiment que la crise sanitaire a conscientisé encore plus de gens à l’importance de prendre soin de la planète. Son esprit d’entrepreneure fourmille déjà de nouvelles idées de produits à créer, en phase avec le mouvement zéro-déchet. Tout en priorisant ses travaux scolaires jusqu’à la fin de l’année, Sandrine souhaite arriver à maintenir un certain niveau de production de ses sacs à collation. En femme d’affaires avisée, elle a tenu à préciser qu’il lui reste suffisamment de matière première pour répondre à la demande, au cas où il y aurait des intéressés!



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